Rechercher
  • Manon Hébert

Comment la crise du coronavirus va-t-elle impacter le marché de l'immobilier de bureaux ?



Alors que le début du confinement s’est caractérisé par beaucoup de flou : des annonces gouvernementales qui peinent et tardent à être précisées, des mesures parfois mouvantes et contradictoires d’un jour sur l’autre, c’est maintenant sur l’avenir que les questions se posent.  


Comment la crise sanitaire va-t-elle impacter le marché de l’immobilier de bureaux ? Nous avons quitté nos bureaux il y a un mois dans un contexte particulièrement favorable : moins de 3% de vacance locative sur les bureaux parisiens en 2019, des loyers au m2 en constante hausse et des valeurs atteignant à répétition les 750€ /m2/ an pour du bail commercial classique, loin du Quartier Central des Affaires et des hôtels particuliers sur les Champs Elysées.


Bien qu’en très forte expansion, le coworking, et de manière générale les nouvelles solutions de bureaux flexibles, n’avaient pas encore séduit tous les types d’entreprise, et le bail 3 6 9, bien qu’en perte de popularité, avait encore de belles années devant lui.

La crise sanitaire du coronavirus et l’incertitude sur l’ampleur de son impact sur l’économie globale va-t-elle accélérer cette transformation ?


Bien installés à notre bureau de camp, rodés sur les bonne pratiques du télétravail dont nous avons été envahis (travailler en pyjama m’avait pourtant bien réussi jusqu’alors, mais qu’à cela ne tienne…), je vous propose de partager les trois pistes de réflexion suivantes.


#1 Une légère baisse des prix à court terme pour sécuriser ses actifs


De nombreux deals gelés pendant le confinement, peu de visibilité sur les conditions d’un retour à la normal, de l’incertitude sur la santé financière des entreprises et de l’impact de la crise sur une récession globale… Un tien vaut mieux que deux tu l’auras : des locaux remplis et des loyers diminués perçus maintenant par des entreprises saines et prudentes valent souvent plus que des actifs vacants, potentiellement valorisés sur les valeurs hautes du marché, dont les preneurs potentiels, financièrement solides ou trop optimistes, tarderont à se montrer. 


#2 Des nouveaux adhérents à la prestation de services, en quête de flexibilité


C’est le métier des dirigeants d’entreprises que d’avancer dans le brouillard, entre optimisme, gestion du risque, et performance du présent. Mais en contexte de crise, le brouillard se fait plus épais. L’incertitude prend le dessus et il devient plus difficile de se projeter à long terme. Diminuer ses coûts fixes, réduire les durées d’engagement sont des bons moyens de se rendre plus agile et adaptable. 


Les entreprises encore installées dans un bail 3 6 9 pourraient rejoindre la communauté convaincue des clients du flexoffice pour accéder à des bureaux toujours ajustés à leur équipe et à leur porte-monnaie, qui accompagnent leur croissance comme leur besoin de précaution.


#3 Un besoin de services accrus pour les entreprises déjà en contrats flexibles


Des crises et difficultés naissent des opportunités. Pour les saisir, les entrepreneurs doivent se focaliser davantage encore sur ce qui fait leur force, concentrer leur énergie et leurs ressources pour convertir ces opportunités et surmonter les difficultés.  


Dans ce contexte, la gestion des bureaux doit être le cadet de leurs soucis, mobilier, prestas de ménage, internet, relations avec le syndic,... assurer le bon fonctionnement nécessaire aux bureaux ne doit pas mobiliser de ressources en interne alors qu’elles sont précieuses ailleurs.


Pour autant, des locaux sexys et bien tenus restent un atout sans faille pour créer de la cohésion d’équipe, incontournable pour avancer, et continuer de recruter les meilleurs talents...


En tant que CEO de Comeandwork, je prends plus que jamais conscience de la nécessité d’avancer pour participer à mon échelle, à offrir l’accès à des solutions de bureaux clé-en-main et flexibles, propices à la réussite des entreprises que j’aurai la chance d’accompagner.

0 vue